La Nina devrait refroidir l'année 2008

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La Nina devrait refroidir l'année 2008

Message par Le_simple le Dim 13 Avr - 16:33

Ce phénomène qui se produit dans l'océan Pacifique au niveau de l'équateur devrait avoir un impact limité en Europe. Météo France table sur un printemps chaud.

LES SCEPTIQUES du changement climatique vont en faire des gorges chaudes. L'année sera froide, a annoncé le secrétaire général de l'Organisation météorologique mondiale (OMM), Michel Jarraud, dans une interview à la BBC. L'information, communiquée par l'OMM voici un mois et demi, était jusqu'alors passée totalement inaperçue.

Mais n'en déplaise à Claude Allègre qui affirmait dans Le Point la semaine dernière que la baisse moyenne des températures en 2007 était imputable au changement climatique, la cause de ce phénomène est tout autre. Elle tient en deux mots : La Nina, qui sévit depuis l'été dernier.

Ce phénomène qui naît d'un refroidissement des eaux équatoriales de l'océan Pacifique se manifeste certaines années par des effets contraires à ceux entraînés, d'autres années, par El Nino. Il naît d'un renforcement des alizés dans l'océan Pacifique Ouest qui, déplaçant les eaux chaudes de surface de cette région en direction du continent asiatique, provoquent un renforcement de la remontée d'eau, amenant ainsi en surface plus d'eau froide qu'à l'accoutumée. Si El Nino entraîne en général un réchauffement, La Nina suscite habituellement de fortes pluies en Indonésie, en Malaisie, en Australie et en Afrique, mais aussi des sécheresses en Amérique du Sud, des tempêtes dans l'Atlantique tropical et des vagues de froid en Amérique du Nord.

Cette année, La Nina a commencé à se manifester en juin et juillet 2007. C'est ce phénomène qui explique les inondations terribles qui ont frappé l'Afrique au cours de l'automne 2007, mais également les pluies torrentielles qui ont inondé l'Australie ou encore les températures glaciales que certaines régions de Chine ont connues.


Persistance

Il n'empêche que « le signal La Nina, qui part du Pacifique Ouest et passe par l'Alaska et les Caraïbes avant d'arriver en Europe, arrive chez nous relativement faible », explique Jean-Pierre Céron, directeur adjoint de la climatologie. En clair, son influence, une fois arrivée aux latitudes moyennes, est limitée. Il reste que le Met Office britannique rappelle que cette anomalie climatique explique en partie l'hiver doux et pluvieux qu'a connu la Grande-Bretagne.

De fait, ce n'est pas tant la présence d'un phénomène Nina que Michel Jarraud a tenu à signaler, mais sa persistance. « Habituellement, ce dérèglement climatique, qui survient au début de l'été, dure entre neuf et douze mois », rappelle Rupa Kumar Kolli, chef des applications et services du climat mondial. Ayant démarré en juin 2007, ce phénomène est susceptible de se prolonger pendant l'été, a tenu à mettre en garde Michel Jarraud.

Combien de temps cet épisode se prolongera-t-il encore ? Il est rare qu'un tel dérèglement climatique dure plus d'un ou deux ans, comme cela a été le cas de 1998 à 2000. Aussi les experts de l'OMM semblent exclure qu'un scénario comparable se reproduise en 2008.

Or, La Nina est cette année une des plus violentes que nous ayons connues depuis l'épisode 1988-1989. La température de surface dans le Pacifique se situe en effet entre 1,5 °C et 2 °C en deçà des normales saisonnières. Il reste que son effet s'affaiblit avec le temps.

D'aucuns ne manqueront pas de s'interroger sur le lien que l'on peut établir entre cette anomalie et le changement climatique. Refroidissement ? Réchauffement ? De quoi y perdre son latin. De fait, ce refroidissement passager ne remet absolument pas en cause la tendance globale au réchauffement depuis 1998, insiste Michel Jarraud. D'ailleurs, de tels épisodes s'inscrivent dans la variabilité naturelle du climat d'une année sur l'autre. Et de marteler : « Quand on parle du changement climatique, il convient non pas de regarder une année précise, mais des tendances lourdes sur une assez longue période. »

D'ailleurs, les prévisions saisonnières de Météo France tablent sur un printemps plus chaud que les normales saisonnières en avril, mai et juin. Les experts du Hadley Centre britannique tablent sur un prochain record de température d'ici moins de 5 ans, probablement associé à un épisode d'El Nino.

http://www.lefigaro.fr/sciences/2008/04/05/01008-20080405ARTFIG00028-la-nina-devrait-refroidir-l-annee-.php
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